It all shines de Boy and the Echo Choir c’est 42 secondes d’introduction pour voir l’aube se lever, apparaissent des lueurs cuivrées et délicatement posé sur cette ligne mélodique, son voile électro.

Ajoutons à ces 42 secondes, l’artwork de la pochette (par Maquillage et Crustacés) et le ton est donné en quelques mesures : du travail artisanal, précis, délicat, entre beauté pâle et obscurité crépusculaire.

Boy and the Echo choir sort son premier album It all shines

Avec « It all shines », son maillage de cordes (violon), sa parure de cuivres, ses chœurs fragiles, on entre dans une chapelle où les âmes ondoyent vêtues de robes de gaze blanche. Les voix aquarelles de Caroline Gabard et de Rachel Langlais s’épanchent et se délayent dans les atmosphères bleutées de « Impossible heart », « Why can’t we » ou « Warm ». Les riffs de guitare brillent sur « Endless Walk » et éclairent la marche dans l’angoissante inconnue qu’est l’existence. L’incantation de « Take Oh Take », la prière de « The Organs », le pardon et le feu sacré cités dans « Fire » invitent à la spiritualité.

photo©olivier-peel

L’orchestre de chambre froide richement composé (guitares, claviers, orgues, machine, batterie, vibraphone, scie musicale, cordes, cuivres, chœurs…) s’étoffe. Il apporte alors à l’ensemble une touche de pourpre qui réchauffe les cœurs à l’instar des pépiements du dimanche matin ensoleillé de « Last ».

Le songwriting mystique et envoûtant de Boy and the Echo Choir vient panser les bleus à l’âme

Si la vie ne tient qu’à un fil, il serait noble que ce soit à celui de la musique et qu’elle nous vienne de Boy and the Echo Choir. Car, à n’en pas douter, ce groupe fait dans la dentelle. 


BOY AND THE ECHO CHOIR : bandcamp