Circé, magicienne surpuissante à tendance sorcellerie dans la mythologie, n’y va pas avec le dos de la cuillère ni par quatre chemins. Voilà, le message à caractère préventif pour les moins de 18 ans est lancé. Entrons dans le vif du sujet avec notre contemporaine, l’auteure-compisiteure-interprète Circé Deslandes en pleine Oestrogenèse depuis sa sortie le 31 décembre.

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Photographie : Flavien Prioreau – www.flavienprioreau.com / Artwork : Untitled Paris – www.untitled-paris.fr/

Circée Deslandes, luxure et provocation

Elle a repris l’épidermique Je m’appelle Galilée de Renaud pour Tatatssin. Avec Œstrogenèse, la magicienne continue de faire frissonner nos peaux sous la caresse de sa voix lascive à la Bardot, celle des sixties, celle de Gainsbourg. Ses compositions pop exhalent un doux parfum de luxure et de provocation. Et où se trouve le tour de magie me direz-vous ? La vulgarité ne s’y glisse jamais, non monsieur !

Deslandes c’est le nom que j’empruntais à treize ans lorsque je téléphonais à des inconnus pour leur raconter des trucs salaces.
Circé Deslandes

Elle pourrait être la cousine de Constance Verluca (si quelqu’un a des nouvelles d’ailleurs) dans la famille « chanteuse-aux-airs-de-bourgeoises-rebelles-qui-appellent-un-chat-un-chat ».  Car c’est culotté dans la nudité et dans tout ce que les centimètres de peau induisent de sexualité (Mon ventre est un caveau), c’est rapeux (M’aimeras-tu), c’est charnello-romantique (Chut, Lolita), c’est revendicateur (Testostérone), c’est poétique (Ta bite, le petit oiseau a trouvé un autre ami après Pierre Perret !), c’est psychologique (Je ne suis pas dépressive), c’est imagé (Où est le soleil ?), et c’est l’apogée, avec le pic hormonal du dernier titre Œstrogène. Les lèvres ourlées par l’extase…  

Cette co-production avec Yan Péchin (Alain Bashung, Brigitte Fontaine…), Kid Loco et Marc Collin (Nouvelle Vague) s’est habillé léger, enlevant son voile de vertu, pour emporter l’auditeur dans un tourbillon sensoriel qui ne se fera certainement pas prier pour écouter attentivement  ces aveux susurrés… Un second tour de magie de l’artiste !


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