On entre chez Claire Redor sur la pointe des pieds. Une atmosphère feutrée. Et, comme sur la pochette de l’EP, un voile fin comme la peau, volète sous l’énergie légère du vent et s’éclaire de halos, expirés par une lumière mordorée. 

Chez Claire Redor, la parole est d’or

Dans ces lueurs, on découvre un sensuel Tableaux volés, amoureux regards portés à l’insu d’une femme, tel un baiser dérobé. À ses côtés, un mutin Poursuivie où le piano, en pleine filature, égrène les notes au vent et accompagne une fuite, loin de son « haleine », de sa « colère » et de ses « mains »…

Voix et piano de l’artiste conversent, parfois chuchotent à l’oreille des guitares de Christophe Pays et du violoncelle d’Erwan Martinerie, comme dans Thérèse. Car, chez Claire Redor, la parole est d’or. Ses carnets noircis en témoignent. Ici, tout est lumière (lux en latin), calme et volupté. Et on y entre sur la pointe des pieds…

claire-redor-creditphoto-julienbenard

Crédit photo : julien benard

CLAIRE REDOR : FacebookBandcamp