Juliette Noureddine revient et nul besoin des médias pour la mettre sous les feux des projecteurs (heureusement car elle attendrait encore… et nous avec).

Juliette sort un nouvel album, Nour

Sa verve et sa gouaille illuminent tels mille cierges la « Patronne » comme elle se surnomme avec humour dans « L’Éternel Féminin » ; reprise décoiffante (rock/métal) issue de l’album « Le festin de Juliette ». C’est qu’elle porte bien son nom la « Nourredine » ! (« Nour » signifie « lumière » en arabe). « Juliette aux allumettes » enflamme de son esprit d’indépendance le funky « Belle et rebelle » (« je n’suis pas de celles qu’on garde sous cloche »). Son épicurisme irradie l’impertinent « Les doigts dans le nez » qui, bougie sur le chandelier, se termine sur un calembour. Elle y manie avec dextérité la dissonance employant tour à tour le ton familier et soutenu qui n’est pas sans faire penser à ce monsieur à l’humour décapant, Raymond Queneau.

« Veuve noire » démontre une nouvelle fois sa finesse d’interprétation. L’auteure-compositrice-interprète nous conte sur un air guilleret la détermination sans faille d’une femme pour éliminer son mari. Un régal où chaque phrase croustille d’humour noir.

La plantureuse toulousaine surprend encore -c’est beau après 20 ans de vie commune- et lance -en veux-tu en voilà !- des fusées colorées. Sa palette musicale est, comme le spectre lumineux, extra-large, allant du pastiche de chant de marin avec « Jean-Marie de Kervalec » -rimes impec’ de François Morel !-  au poétique « Le diable dans la bouteille » en passant par la reprise du conte « défait » de Jacques Faizant, « Légende ».

 Oh la chanteuse !  Juliette est une allumeuse  !

Fait de jarretelles et de Figolu, tissé d’entrelacs sérieux et humoristiques, « Nour » est un feu d’artifices de bons mots et de sensibilité qui s’éteint après un dernier feu follet, dont la lumière brillera, par sa délicatesse, longtemps dans le ciel de la chanson française.

Juliette : SiteTwitter

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