Car la Côte de Cornouaille en Grande-Bretagne, c’est un autre sujet ! La Côte de Cornouaille française résonne falaise, houle, forêt, pêche et traditions… Et d’autres richesses découvertes pendant ces deux jours.

Le temps d’un week-end où le soleil festoie dans le ciel, je découvre la Côte de Cornouaille dont on m’a beaucoup parlée. Je décide de me laisser porter par le vent, sans programme particulier. Voici le résultat de mes improvisations enchanteresses.

La Côte de Cornouaille, de Douarnenez à Quimper

Les habitants sont affectueusement appelés les Pen-sardines qui veut dire têtes de sardines ! Car les bateaux en rapportaient beaucoup au port. Aujourd’hui c’est toujours un important port sardinier où les goëlands font des vocalises. Depuis le littoral, la vue sur la Baie offre un panel de couleurs digne d’un nuancier Pantone. Ça tombe bien car c’est ici qu’on rejoint le GR 34 qui n’a pas fini de faire pétiller les yeux. Vous savez le GR 34 sillonné à Belle-Ile-en-Mer ! :)

Quelques suggestions

Quelques suggestions… !

 

À l’est de Douarnenez, il y a Locronan, cité de granite, à découvrir. À quelques kilomètres, entrez dans le Bois-du-Duc où la mousse règne en maître dans une ambiance fantastique. Druides et korrigans semblent pouvoir surgir à tout instant de chaque arbre !

La Pointe du Raz fait de l’ombre à sa petite sœur, la Pointe du Van avec la baie des Trépassés qui mérite tout autant la balade dans le vent, à flanc de falaises aux côtés de la chapelle Saint-They !

La 9e édition du Championnat du Monde de la Montée du Phare aura lieu le 22 août dans ce phare. Je vous le dis car je sais qu’il y a des petits fous parmi vous ! Le phare d’Eckmühl à Penmarc’h c’est aussi 290 marches pour admirer le soir, l’éclat du phare de l’île de Sein… L’histoire de sa construction est pour le moins originale et louable. Respectant le testament de Louise Davout, Marquise de Blocqueville et fille du Prince d’Eckmühl qui affectait une somme 300 000 francs à l’érection d’un phare devant porter le nom d’ Eckmühl :

Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais seront rachetées par les vies sauvées de la tempête.
Louise Davout, fille du Prince d’Eckmühl

C’est ainsi qu’on édifie une tour octogonale en granite de Kersanton qui prend le nom de ce petit village de Bavière où les troupes de Napoléon ont remporté une victoire en 1809 avec son père, général d’Empire. Le coût des travaux, qui débutèrent en septembre 1893, dépassa largement la somme léguée par la marquise, puisqu’il fut de 550 000 francs. Mais des vies sauvées sur la Côte de Cornouaille valent bien quelques deniers de plus !

La Plage du Ster, un régal pour les yeux et pour la circulation sanguine ^^

Qui dit Côte de Cornouaille, dit sublimissime plage. Située à Kérity, tout près du phare d’Eckmühl, cette étendue de sable fin -plage du Ster– est parfaite pour une pause lecture et un bain revigorant.

Hop, direction Le Guilvinec, premier port de pêche artisanal de France où on peut trouver des algues (exhausteur de saveur naturel) à manger cru ou à cuisiner.

En remontant par le port de plaisance de Loctudy, je m’arrête à Pont-Aven, ville des peintres. Pourquoi ce village plus qu’un autre fut le fief des artistes ? Beaucoup d’autres villages bretons sont charmants effectivement. L’explication est simple : les habitants y parlaient français -en plus de leur langue maternelle le breton, ce qui n’était pas monnaie courante à cette époque- et voulaient bien poser. Gauguin a d’ailleurs peint une bretonne nue, mais pas totalement nue, puisqu’elle n’a pas voulu enlever sa coiffe. Un peu de pudeur tout de même !

Arriver un 21 juin à Quimper, c’est ce qu’on appelle tomber à pic ! Après un diner où mes papilles ont sauté de joie à la Crêperie Au Vieux Quimper (amateurs de crêpes dignes de ce nom, courez-y), je me dirige dans les rues des Celtes et place au Beurre de la ville animée par le désir de voir les traditions bretonnes ! Bagads, chants marins et danses folkloriques font revivre l’histoire ancestrale de cette Bretagne aimée et aimante.

Concarneau

La ville close - Concarneau

Le week-end sur la Côte de Cornouaille s’achève avec la re-découverte de Concarneau et de sa ville close avec des murailles épaisses comme la peau tannée d’un marin. Ces ruelles cachent des placettes ensoleillées. De cet îlot hors du temps au quartier de Lanriec, il y a la plus petite croisière du monde avec un trajet de cinq minutes qui existaient déjà au Moyen-Âge et qui ponctue le séjour agréablement après un déjeuner à la table de Cédric Rivière, Le Flaveur, justement récompensée par le Gault&Millau 2015. Un week-end en Cornouaille à l’image de la Bretagne : gourmand, nature et chaleureux !


La carte des randonnées 

QUIMPER et LA CÔTE DE CORNOUAILLE : site