La Loire à vélo, c’est comme une bonne série télé (The Knick…). Quand on commence, on ne peut plus s’arrêter ! Après la saison 01 « Blois-Tours » en mai 2014, voici la saison 02 « Tours-Saumur » découverte ce mois de mai 2015 et je m’en vais vous résumer tout ce parcours mirifique. Merci qui ? Merci Jésus pour ces ponts de mai !

Points communs de ces deux parcours : des châteaux et des vignes à tire-larigot, une histoire de France royale, de l’art contemporain et… La Loire avec ce que ça comprend de petits animaux, de belles lumières et de bateaux typiques (les toues) !

Saison 01, La Loire à Vélo de Blois à Tours

Ce qui fait donc aussi le charme de ce qu’on appelle « La Loire à vélo » c’est d’être son propre moteur. Un vélo et un sac à dos pour 3 jours de visites à son rythme. Tout schuss dans les descentes pour se la jouer maillot à points rouges dans les montées (ceci était un conseil en économie d’énergie).

La Loire à vélo, sans cocher ni chevaux, à hue et à dia, c’est moi l’dada !

Voir en plein écran cette carte que-j’en-ai-bavée-pour-la-trouver alors vous serez choux de la regarder un tout ptit peu, même 1’30 seconde 

Ce parcours de 120 km déploie ses armes culturelles et royales (les châteaux ont tous été habités par des rois ou reines, forcément ça aide pour la déco)

Jour 1 : Blois, du Château à la Fondation de Ben

Royal château à l’histoire aussi prestigieuse que son architecture -admirez son escalier extérieur Renaissance-, les jardins du Roy et de l’Ancien Évêché (coucou Jeanne d’Arc), et en totale décalage d’époque et de style, la Fondation du Doute de l’artiste Ben et des bars dont l’entrée est interdite aux râleurs.

Jour 2 : Chaumont-sur-Loire, son château et le Festival International des Jardins

En 2014, la thématique du Festival International des Jardins est « les Péchés Capitaux », ce fut l’occasion de réviser les ingrédients de la petite cuisine humaine à la sauce catholique…
Dans les jardins du château de Chaumont-sur-Loire, les œuvres d’art mettent en lumière sous un jour nouveau tout un monde allant du pigeonnier à l’étage des bonnes en passant par les espaces verts arborés.

Jour 3 : Amboise et le Château du Clos Lucé

Un château blessé, tel un vieillard souffletant mais à la mémoire toujours vivante, culmine au-dessus d’Amboise, petite ville dont le charme réside dans son nombre d’années. Un couple inséparable qui a accueilli un génie à l’aube de sa vie, Léonard de Vinci au château du Clos Lucé. Inventions, botaniques et autres sujets de curiosités sont au menu de ce lieu délicieux.

Jour 4 : Le château de Chenonceau

On continue de longer la Loire à vélo… Si je dis « l’apothéose » on va me dire que je suis la fille cachée de Stéphane Bern ? Bon bin tant pis ! Mon préféré par son architecture, par son élégance avec sa galerie surplombant l’eau, grâce à la créativité toute florentine de Catherine de Médicis. Les cuisines envoient du lourd également avec sa batterie et les jardins nous font regretter de ne pas être Bernard le bourdon pour voleter de fleurs en fleurs…

Pour info : des visites guidées d’une heure sont proposées gratuitement avec l’entrée du château. Des Fabrice Lucchini en puissance se font un plaisir de nous emmener à la découverte de ces lieux et chemins empruntés par Catherine de Médicis, François 1er et autres têtes couronnées. Quand on y pense, ça a son ptit effet ! (oui, j’ai un ptit côté « Stéphane Bern », ça m’émoustille tout ça)


VOIR L’ALBUM COMPLET DE BLOIS-TOURS


Saison 02, de Tours à Saumur en 105 km

Jour 1 : Tours

Il y a évidemment un château mais rikiki puisque ce sont les miettes d’un plus grand datant du XIe siècle. Un petit tour, ahah, aux Jardins des Prébendes d’Oé me fait croiser Léopold Sédar Senghor et découvrir une originale île plantée de 7 cyprès chauves… Ça vaut le dé-tour. Ahah.

senghor-poete

Jour 2 : Le château et jardins de Villandry

Un château où les jardiniers sont les rois ! Il fut construit à la Renaissance par Jean le Breton, ministre des Finances de François Ier, qui mit le paquet sur les jardins à la française, son potager d’ornement et les terrasses… pour admirer tout l’travail !

Jour 3 : Azay-le-Rideau

Augustin, guide humoristique, nous confie que ce maaagnifique château est à nous ! Eh oui, puisque c’est à l’Etat. Nous voilà bien fournis en mobilier du XVIe. Et on est bien contents que ça reste ici car un lit à baldaquin c’est chic mais encombrant. On préfère laisser ça à Céline et René.
Le château actuel fut bâti par le maire de Tours et accessoirement trésorier du roi François Ier, Gilles Berthelot, qui n’hésita pas à faire les rampes d’escalier à la taille de son bon-roi-tout-doux-adoré qui mesurait 2 bons mètres ! On appelle ça de l’obséquiosité… ou de l’amûr ?

Le château d’Ussé

Il aurait inspiré certains contes de Perrault lors de ses visites comme la Belle au Bois dormant et Le chat botté. Pas de visite guidée prévue et c’est tant mieux pour celui-ci car on s’y balade de haut en bas, se demandant à chaque coin d’escalier, sur quoi on va tomber… Le grenier et ses toiles d’araignées respirent la nostalgie.
Un petit bémol concernant les scènes des contes reconstituées, so kitsch, mais qui n’enlèvent rien à tout le reste ! Le duc et la duchesse ayant hérité de ce cadeau empoisonné il y a 40 ans environ habitent la partie néo-classique et œuvrent pour sa pérennité.

Jour 5 : La forteresse de Chinon

La forteresse de Chinon est l’un des plus vastes ensembles castraux fortifiés de France, avec ses 500 mètres de long sur 100 de large. C’est peut-être l’endroit qui demande le plus d’avoir sa médaille d’or aux 10 000 mètres. Monter-descendre-monter-descendre dans les multiples tours qui filent le tournis, ça useuh, ça useuh les ischio-jambiers ! La « racaille » de l’époque qui s’y est faite enfermer a laissé des graffitis (je parle des chevaliers Templiers pas de Kevin et Dylan). Cerise sur l’château, l’espace vert  et ses chaises longues n’attendent plus que mon popotin !

Le château de Montsoreau

Originellement les pieds dans l’eau, le château de Montsoreau a été reconstruit et restauré. La nuit venue son ombre s’allonge et retrouve sa place dans le fleuve. Les pièces sont aménagées avec des spectacles en sons et lumières dans lesquelles on navigue au gré des explications sur la vie médiévale et en bord de Loire. Agréable déambulation avec vue imprenable qui se ponctue par une dégustation. Que demander de plus ? Un village charmant avec des vignes et un moulin sur les hauteurs ? On l’a !

Jour 6 : L’ Abbaye royale de Fontevraud

Ce n’est pas en trois lignes que l’on peut résumer l’Abbaye de Fontevraud. Alors en un mot, allez-y ! C’est un lieu aux multiples histoires -religieuse, politique, carcérale, et dernièrement hôtelière…- où l’art prend également ses appartements. Voyage dans le temps garanti !

Jour 7 : Saumur

Et voici le point d’orgue de ce séjour vélocipède : les insolites troglodytes ! Elles sont ici et là dans le tuffeau, leur nombre allant crescendo en approchant de Saumur.
Surplombant les habitations, le château de Saumur donne ce même paysage typique des bords de Loire, mais la ville ne m’a pas fait spécialement de l’œil, contrairement à Blois.

D’autres châteaux sont évidemment à découvrir un peu plus loin des méandres du fleuve comme le château de Brezé (en parti troglodytique). Le choix est vaste, sans parler des caves viticoles !


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