Octave Noire vient de sortir son premier album « Néon ». Regroupant ses deux amours, la chanson et la musique électronique, il aborde la thématique de l’infiniment grand et de l’infiniment petit pour parler de la condition humaine. Vaste sujet où l’alchimie des cœurs et les atomes crochus rentrent en jeu. 

Octave Noire, de la flûte à bec au piano

Bien que né et ayant grandi dix ans en Côte d’Ivoire, le petit Octave Noire n’échappe pas à la traditionnelle flûte à bec. Tenace, il demande à ses parents un instrument pour faire de la musique. Une fois le retour en France effectué, ils lui offrent un Yamaha PSS 200. Ce jouet synthétiseur voit alors défiler les chansons de Balavoine et autres génériques télé.

Mon plus beau souvenir en Afrique, c’était lors d’une éclipse de soleil. Je me souviens très bien des gens de mon quartier sortir dehors avec toutes leurs batteries de cuisine pour faire le plus de bruit possible, afin de faire fuir l’obscurité. Cette cacophonie collective m’a beaucoup marqué.
Octave Noire

Ses premières émotions musicales d’ado remontent à Mike Oldfield avec son Tubular Bells, à Jean-Michel Jarre et à Jacques Higelin. Etudiant la musicologie à la Sorbonne, il joue du piano dans différents groupes. Mais ce n’est que tardivement (il y a 4 ans quand il commence à créer Néon) qu’il assume sa voix et ses paroles et qu’il arrête de se planquer derrière son clavier (c’est lui qui le dit) !

Clip réalisé par Gaëtan Chataigner

Octave Noire, pourquoi Néon ?

Le néon est un des six gaz rares qu’on trouve dans l’univers. Ça ouvre sur l’infiniment grand, l’intemporel. Il désigne aussi cette lumière que l’on voit souvent dans des endroits très banals, comme les bars de quartiers ou les laveries. C’est de l’ordre de l’infiniment petit, notre condition humaine, notre quotidien. Cet opus cherche à faire rejoindre ces deux extrêmes pour trouver notre place entre les deux. C’est aussi le thème de la chanson Un nouveau monde.

Néon, grand écart musical

Néon mélange la tradition et la modernité avec harmonie. Musicien avant tout, sa musique raconte l’histoire. Les mots sont là pour souligner le propos des sons et des notes, entre nappes électroniques, envolées de cordes et lignes de basses.

Et pourquoi t’être appelé Octave Noire ? — Mes textes et mes musiques sont relativement impressionnistes. Je ne suis pas dans le narratif, mais plus dans l’émotion, le sensoriel. Il y a donc l’ouïe (Octave), et la vue (Noire). Je crois en la correspondance entre les sens, la synesthésie et j’essaie d’évoquer cela dans mon album.

Octave Noire, extrait d’une interview

Cet opus est un voyage (Belem Belem) dans des univers ultra-évocateurs et cinématographiques. La voix grave du compositeur-interprète pose sa ligne claire sur des mélodies généreuses (My hand in your hand). Elle crée par touches impressionnistes des atmosphères d’une puissante tendresse (Tes yeux, tes mains, tes lèvres) ou de nuit d’insomnie hantée par le désir (La Neige en été)…


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