Cheeeeese ! Après ce premier album fromager, voilà ce que nous inspire le second album de Stromae intitulé de l’algèbre « Racine carrée ».

Mais pourquoi tant de maaaths ? Parce que cette racine carrée est à l’origine de la découverte de l’irrationalité ?

L’artiste belgo-rwandais Stromae fait une démonstration magistrale avec Racine carrée

Il nous donne la frrrite, dynamitant les codes (Carmen de Bizet version électro-pop), mêlant lyrisme et humour grinçant (Tous les mêmes), ajoutant des beats aux rythmes afro-cubains avec, ô sublime, des textes bien ficelés (qui a parlé de paupiettes?), vecteurs de messages allant du gouffre Nord/Sud (Humain à l’eau) au sida (le décalé Moules frites), à la déclaration d’amour sur des airs de morna pour la diva aux pieds nues décédée en 2011 (Ave Cesaria) en passant par l’angoisse d’être quand on a tout (« Ton toit, ton taf, ta caisse, tes sous, mais tu n’as pas sommeil », extrait de « Sommeil »). Ses clips sont des « leçons » de vie à prendre au degré qu’il vous conviendra ou peut-être a jeun, pour ne pas finir Forminable.

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Aussi solaire par ses rythmes que sombre par son fond, Racine carrée est à bien y regarder comme une visite touristique de Charleroi, ville wallonne, honorifiée par son titre de « ville la plus laide du monde » où l’on peut découvrir ce qu’elle a de plus joliment glauque et déprimant grâce à un guide loufoque. Et nous, engoncés dans nos vies, de vices et de maladies, on rit, on danse, on chante !
Irrationnel dites-vous ? Racine carrée !


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