Vincent Delerm revient après cinq ans de silence studio avec l’histoire d’un homme et d’une femme, quatre pianos dont certains trafiqués (par Clément Ducol, arrangeur de Camille) apportant une patine toute particulière à l’ensemble, sa voix posée telle une voix off de cinéma (pour ceux à qui elle donne des acouphènes, c’est sensiblement toujours la même, il ne s’est pas fait opérer des cordes vocales) ainsi qu’avec une écriture qui capture le quotidien, les détails du moment, la poésie de l’instant.

Vincent Delerm livre Les amants parallèles

Album sentimental, dans les Amants parallèles certains textes sont lus (par Rosemary Standley notamment, chanteuse de Moriarty) au lieu d’être chantés rappelant l’ambiance de Deauville sans Trintignant  (titre tiré de son album éponyme de 2002) et accentuant la dimension littéraire du projet de Vincent Delerm.

Ça m’intéresse de créer cette sensation : ce serait fait pour le cinéma, sans y aller. Les gens complèteraient avec leur imaginaire, comme dans un cahier de coloriages.
Vincent Delerm

L’amour, au fil des plages et des pages, est le fil conducteur sur lequel déambulent les deux personnages, telle une droite tirée d’un point A vers un point B. Les amants évoluent et changent, dans cette existence sans figures imposées, à la géométrie variable et, pour toujours, en parallèle.

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Pour ce cinquième opus, Vincent Delerm s’est fait à la fois artisan, peintre, photographe (livret et pochette de l’album) et écrivain en dépeignant par touches subtiles treize instants de vie. Ces treize titres emplits de petits riens qui font presque tout, met en musique et en imagination l’idée que Delerm père avait formulé en 1985 : « Le bonheur c’est d’avoir quelqu’un à perdre ».

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