Pour la sortie de sa bombe électro-punk « eV », VIOLETT PI était en tournée européenne. L’occasion idéale pour poser quelques questions à ce fougueux québécois. Commençons par un peu de géographie !

Interview de VIOLETT PI pour la sortie de son premier album eV

Tout d’abord, tout ça vu de France, une question surgit : quand on est Granbyen (habitant de Granby, près de Montréal au Canada NDLR), on parle français ?

Karl : Je parle toujours français. J’en ai même fait ma seconde langue gustative…

Il y a une forte présence dans les textes de ton album « eV » du corps, de la chair, du sexe, et même de cannibalisme. La Fontaine a crée son bestiaire, peut-on dire que tu ouvres ta boucherie poétique « Violett Pi » ?

Le langage est un laboratoire complexe où les mots s’additionnent jusqu’à devenir la sculpture d’une idée.

Pour ma part, je me méfie du confort qui devient rapidement une cage à « singe de ville ».
VioleTT Pi

Violett Pi - album eV

Violett Pi

D’où le logo de VioleTT Pi composé de couteaux ?

Le couteau évoque l’outil nécessaire pour trancher toute entité. La déconstruction est une forme de construction.

Quand as-tu joué ta première note de musique ?

À douze ans, sur une Ibanez Roadstar II rouge

Pourquoi dis-tu de VioleTT Pi, groupe musical, que ce projet est une « noble cause » ?

Chacun développe ses idéologies et ses envies. Pour ma part, j’essaie d’apporter les miennes en musique. Et je me méfie du confort qui devient rapidement une cage à « singe de ville ».

Tu sembles atteint de créativitite aigüe. De quoi se nourrit-elle ?

De passion et d’amour. De curiosité et d’une envie d’essayer des choses. De plaisir. De couleurs. Ma vie n’est pas un cycle, mais une droite. Je suis une flèche météore bandée.

J’ai lu que tu étais auparavant un coloriste daltonien. Info-intox ?

Les couleurs sont des numéros en coiffure et je comprends bien les chiffres… alors… donc…

violett-pi-quebec

Violett Pi

Tu chantes «La clown est triste» en duo explosif avec Klô Pelgag. Des projets communs à venir puisque affinités en musique et dans la vie ?

Toujours, ce sera un éternel duo même si je joue seul. Klô Pelgag est une femme formidable qui me rend heureux. Il fait bien de voir quelque humain agréable sur ce terrain violent et insignifiant de la vie.

D’ailleurs qu’écoutes-tu en boucle en ce moment ?

Death Grips et Nirvana

Quelle est la dernière chose qui t’a rendu particulièrement heureux ?

Klô Pelgag


VIOLETT PI : site – facebook

 My Happy Culture remercie chaleureusement Violett Pi pour sa disponibilité ainsi que Jean-Philippe Béraud qui a permis cette interview